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Une nouvelle reconnaissance pour la patrimoine immatériel !

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Une nouvelle reconnaissance pour la patrimoine immatériel !

Depuis le 16 mai 2024, les Faaschtebounen d’Arlon sont reconnues comme élément emblématique du patrimoine culturel immatériel de la Fédération Wallonie-Bruxelles, à l’initiative de la ministre de la Culture.

Le premier dimanche de Carême, les enfants de 5 à 10 ans, encadrés par les membres de la Commission des Fêtes du Royal Office du Tourisme d'Arlon, vont en cortège souhaiter bonheur et prospérité aux mariés de l'année dans l'espoir de recueillir, en échange, friandises et pièces de monnaie.

Sous la fenêtre de ces mariés et accompagnés par un groupe de musiciens, les enfants entonnent six fois la chanson traditionnelle des Faaschtebounen, en luxembourgeois : T ass Gléck an ärem Haus, Geheit d'Faaschtebounen eraus, qui signifie en français : " Il y a du bonheur dans votre maison, jetez-nous les fèves de Carême ".

Pour clôturer chaque jetée de friandises, les membres de la Commission des Fêtes remettent aux mariés un diplôme ainsi que divers cadeaux, puis partagent avec eux le verre de l'amitié.

Fragile mais fédérateur

Les Faaschtebounen constituent une ancienne coutume dont l'origine se perd dans la nuit des temps. Elle est unique en Belgique et la Commission des Fêtes de la ville d'Arlon tient à la perpétuer.. Plusieurs semaines en amont, des animations sont proposées dans les écoles primaires de l'entité pour sensibiliser les enfants à cette tradition et les encourager à y participer.

Les Fasschtebounen rassemblent une petite dizaine de musiciens, 25 enfants, une dizaine de membres du comité organisateurs et entre 15 et 20 couples de mariés par an. Il s'agit donc d'une pratique fragile mais qui a tout son sens pour rappeler le terreau historique de la ville. Des initiatives de communication sont menées auprès des jeunes mariés et nouveaux résidents et résidentes en vue de maintenir cette tradition et ce, malgré une érosion du nombre de mariages et une difficulté à renouveler l'équipe de bénévoles encadrants.

Certains mariés qui accueillent les enfants sont eux-mêmes d'anciens " ramasseurs " et se promettent de proposer à leurs futurs enfants de chanter à leur tour sous les fenêtres. " On était plus nombreux quand j'étais enfant et j'espère que cette tradition va perdurer ", témoignent Jean-Marie Kergen, un des membres du comité organisateur.

Cette jolie tradition se traduit par un moment de convivialité qui favorise la cohésion sociale,facilite l'intégration des nouveaux résidents et résidentes (mariés comme enfants participants) et permet de maintenir l'identité culturelle de la ville d'Arlon. La visite des enfants est vécue comme une fête, par l'ensemble des couples mariés, sans distinction de genre, d'origine culturelle ou de milieu socio-économique.

Aujourd'hui, la tradition inspire les artistes. Une fresque mettant en scène les Faaschtebounen verra le jour cette année et enrichira le parcours Street Art initié par la ville d'Arlon.

Plus d’informations sur la reconnaissance des Faaschtebounen d’Arlon.

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