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« Cap sur nos Trésors ! » : Hôpital Notre-Dame à la Rose de Lessines

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« Cap sur nos Trésors ! » : Hôpital Notre-Dame à la Rose de Lessines

La Direction du Patrimoine culturel vous propose de découvrir quelques-uns des trésors classés conservés à l’Hôpital Notre-Dame à la Rose de Lessines.

La Direction du Patrimoine culturel propose une série de capsules vidéo « Cap sur nos Trésors ! » à la découverte de quelques-uns des Trésors classés par la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Elise Bocquet, historienne de l’art et attachée scientifique à l’Hôpital Notre-Dame à la Rose de Lessines, présente quelques pièces remarquables conservées dans cette ancienne institution hospitalière devenue musée, fondée en 1242 par Alix de Rosoit, veuve d’Arnould IV d’Audenaerde, seigneur de Lessines et grand bailli de Flandre. Lessines est à ce moment une ville en pleine expansion et l'hôpital va rapidement bénéficier d’importants privilèges et donations.

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Alix de Rosoit s’inscrit clairement dans le cadre d’un large courant de charité privée, encadré par l’Eglise, qui mènera à la création d’hôpitaux urbains. Les bourgeois et notables inquiets de leur fin prochaine firent, en effet, des dons importants pour les pauvres afin de racheter leurs torts.

Ainsi, l’Hôpital conserve deux paires de crédences du XVe siècle qui présentent les armoiries de la famille Duquesne. Celle-ci a été très importante dans le développement et le rayonnement de l’institution. Issue d’une famille très aisée, Jeanne Duquesne, qui sera dame prieure de 1621 à 1664, léguera à son institution des pièces de collection qui comptent aujourd’hui parmi les plus beaux objets d’art ancien conservés. La décoration des crédences est typiquement gothique avec fenestrages, rosaces, fleurs de lys… Deux de ces meubles présentent un chêne qui est l’emblème de la famille Duquesne. Les quatre meubles, soit deux paires, sont de la même main et donc du même atelier, ce qui est tout-à-fait exceptionnel.

La même Jeanne Duquesne, après avoir survécu à une épidémie de peste et pour remercier les Saints Patrons de la congrégation des religieuses de Notre-Dame à la Rose, commandera la réalisation de deux étonnantes châsses baroques auprès de l’orfèvre athois Philippe Lenoir, pour abriter les reliques de Sainte Ursule et Saint Eloi. 

Les collections du musée recèlent également un buffet à double corps tout à fait exceptionnel. L’usage de la perspective, les médaillons avec profil de personnages, les motifs floraux, arcades, pilastres, têtes de diamants, ferronneries et arabesques sont autant d’éléments caractéristiques du style Renaissance. Il est aussi particulier car, dans sa marqueterie, la technique de l’intersia est utilisée. Il s’agit de l’incrustation d’essences de bois de différentes couleurs afin de créer un jeu de motifs et de perspectives. Ce superbe buffet a fait l’objet d’une restauration exemplaire par l’atelier bruxellois Copet Le Grelle grâce au fonds Courtin-Bouché (Fondation Roi Baudouin).

Retrouvez ce Trésor et bien d’autres dans la publication de la Direction du Patrimoine culture « Trésors classés en Fédération Wallonie-Bruxelles. Tome 2 ».

Découvrez également d’autres trésors classés tels que l’éléphant d’Asie naturalisé au Musée d’histoire naturelle et Vivarium de Tournai, la Naïade de Georges Grard à Tournai et l’ensemble des 29 tambours de l’Empire britannique au Mons Memorial Museumle portrait de la famille du peintre Michiel van Mierevelt conservé au château de Jehay à Amay ou encore le Fonds d'archives du scientifique Georges Lemaître.

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